George Dandin de Molière, pour le lundi 28. N'importe quelle édition, mais avec des notes : Folio classique, Livre de poche, GF ou Classico Larousse.
Renaissance veut dire « re-naissance » de l'Antiquité. Au XVe siècle, l'Italie redécouvre les textes grecs et latins oubliés pendant le Moyen Âge. En France, le mouvement arrive au XVIe avec les guerres d'Italie, sous François Ier.
Le mouvement de pensée de la Renaissance. Il remet l'homme au centre : sa raison, son éducation, sa capacité à comprendre le monde par lui-même. Avant, tout tournait autour de Dieu et de l'au-delà.
Pétrarque (1304–1374), poète italien. Son recueil, le Canzoniere, contient 366 poèmes consacrés à une femme, Laure, qu'il aime sans jamais la posséder et qu'il continue de chanter après sa mort.
| A | Amour impossible — la femme est inaccessible, le poète souffre et aime souffrir. |
| I | Idéalisation — blonde, yeux clairs, presque divine. Plus un idéal qu'une personne. |
| A | Antithèses et oxymores — il brûle et gèle en même temps. C'est la marque de fabrique. |
| B | Blason — on détaille le corps aimé partie par partie : les yeux, les cheveux, la main. |
| H | Hyperbole — tout est exagéré : mille morts, un feu qui consume, un océan de larmes. |
« Les poètes français du XVIe siècle imitent Pétrarque, puis s'en émancipent. »
C'est le fil exact du cours : Louise Labé imite de très près, Maurice Scève le fait de façon plus discrète — la professeure l'a dit explicitement.
Un sonnet, c'est 14 vers, toujours : deux quatrains (4 vers) puis deux tercets (3 vers). En décasyllabes (10 syllabes) ou en alexandrins (12 syllabes).
Deux vers de suite avec la même rime (CC), là où l'italien enchaîne des rimes croisées. Effet : une cassure au vers 9, qui relance le poème et annonce la pointe finale.
Louise Labé (vers 1524–1566), lyonnaise, surnommée « la Belle Cordière » parce que son mari fabriquait des cordes. Une des rares femmes poètes publiées de son siècle ; instruite, elle défend l'accès des femmes au savoir. Lyon est alors la porte d'entrée de l'influence italienne en France : ville d'imprimeurs, de banquiers italiens, de foires.
| Ce qu'on te demande | Ce que tu réponds |
|---|---|
| Le thème | L'inconstance amoureuse : l'amour fait passer d'un extrême à l'autre, sans arrêt, dans le même instant. |
| Le procédé dominant | L'ANTITHÈSE, présente dans presque chaque vers. « Je vis, je meurs » ; « je me brûle et me noie ». |
| Les champs lexicaux | Le feu et l'eau, opposés terme à terme : brûler / se noyer, chaud / froid, larmes / flamme. |
| Le rythme | Des vers coupés en deux moitiés symétriques : on entend le balancement. |
| La construction | Quatrains et premier tercet accumulent les contradictions ; le dernier tercet explique : c'est Amour qui mène le jeu. |
Le sonnet 134 du Canzoniere (« Je ne trouve pas la paix et je n'ai pas de quoi faire la guerre ») repose exactement sur le même système d'antithèses.
Ce qu'il faut en conclure : Louise Labé ne copie pas, elle reprend un modèle reconnu et se l'approprie. C'est le principe de l'imitation à la Renaissance : pas un défaut, un hommage et un exercice de virtuosité.
Sa poésie est hermétique : dense, difficile, pleine d'allusions. Ce que le cours veut montrer : l'influence de Pétrarque y est plus discrète — l'amour et l'idéalisation sont là, mais sans les antithèses spectaculaires de Louise Labé.
On ne te demandera jamais de définir une figure. On te donnera une citation et il faudra l'identifier. Donc ce qui compte, c'est l'exemple, pas la définition.
| Figure | Ce que c'est, et l'exemple qui la fixe |
|---|---|
| Comparaison | Deux éléments rapprochés avec un outil (comme, tel, semblable à). Il est fort comme un lion. |
| Métaphore | La même chose sans outil de comparaison. Cet homme est un lion. |
| Personnification | Un comportement humain donné à une chose ou une idée. Amour me mène. La ville dort. |
| Antithèse | Deux idées opposées dans la même phrase, mais séparées. Je vis, je meurs. |
| Oxymore | Deux mots contradictoires collés l'un à l'autre. Un soleil noir. Un silence assourdissant. |
| Hyperbole | Exagération volontaire. Je meurs mille fois par jour. |
| Anaphore | Un mot répété en début de vers ou de phrases successives. |
| Allitération | Répétition d'un son consonne. « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » |
| Assonance | Répétition d'un son voyelle. |
| Chiasme | Construction en miroir, A-B-B-A. Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger. |
| Gradation | Une succession de termes d'intensité croissante. Je pars, je cours, je vole. |
| Litote | On dit peu pour suggérer beaucoup. « Va, je ne te hais point » = je t'aime. |
Antithèse : les deux termes opposés sont à distance dans la phrase — « Je vis, je meurs ».
Oxymore : ils sont côte à côte, dans le même groupe de mots — « un soleil noir ».
C'est la seule différence, et c'est toujours celle qu'on demande.
Le mot « assonance » contient un o, qui est une voyelle. Ça suffit à ne plus les confondre.
Mode d'emploi : tu réponds à voix haute d'abord, tu cliques ensuite. Si tu lis la réponse avant d'avoir cherché, ça ne rentre pas.
12 cartes. Réponds à voix haute, puis déplie pour vérifier.
10 questions. Une seule réponse par question.